Surveillance par drone : tarifs, réglementation et cas d'usage en 2025
BTP & Inspection

Surveillance par drone : tarifs, réglementation et cas d'usage en 2025

Publié le 21 décembre 202510 min de lecturePar AIRTALENT

Guide complet sur la surveillance par drone : prix des prestations, réglementation en vigueur, cas d'usage (chantiers BTP, sites industriels, événements) et conseils pour choisir votre prestataire.

Depuis quelques années, la surveillance par drone s'est imposée comme une alternative crédible au gardiennage traditionnel. Sur les chantiers BTP notamment, où les vols de matériaux peuvent représenter des pertes considérables, de plus en plus d'entreprises font appel à des pilotes professionnels pour sécuriser leurs sites.

Dans ce guide, je vous explique concrètement comment fonctionne la surveillance par drone, combien ça coûte, et surtout comment éviter les pièges réglementaires.

Qu'est-ce que la surveillance par drone ?

Le principe est simple : un drone équipé d'une caméra HD survole régulièrement votre site pour détecter d'éventuelles intrusions ou anomalies. Contrairement aux caméras fixes, le drone offre une vue aérienne qui permet de couvrir des surfaces importantes en quelques minutes.

Pour vous donner un ordre d'idée : un drone peut couvrir 10 hectares en une quinzaine de minutes, là où un agent de sécurité mettrait plusieurs heures à faire une ronde complète à pied.

Les cas d'usage les plus fréquents

En pratique, voici les secteurs qui font le plus appel à ce type de service :

  • Les chantiers BTP – C'est le cas d'usage numéro un. Les drones permettent de surveiller l'avancement des travaux, détecter les intrusions nocturnes et documenter l'état du site pour les assurances.
  • Les sites industriels et entrepôts – Pour surveiller les zones de stockage et les accès. Certains drones peuvent être programmés pour des rondes automatiques à intervalles réguliers.
  • Les exploitations agricoles – Protection des cultures et surveillance des troupeaux. Les modèles avec caméra thermique permettent de repérer les intrus même de nuit.
  • Les événements – Gestion des flux de personnes et surveillance des périmètres lors de festivals ou salons professionnels.
  • Les infrastructures critiques – Centrales, pipelines, voies ferrées... Le drone permet d'inspecter sans mettre de personnel en danger.

Combien ça coûte ?

Les tarifs varient beaucoup selon le type de prestation. Voici les fourchettes que j'ai pu observer sur le marché :

  • Ronde ponctuelle : 150€ à 300€ (un survol + rapport)
  • Demi-journée : 400€ à 700€ (4h de présence, plusieurs survols)
  • Journée complète : 700€ à 1 200€
  • Contrat mensuel : 1 500€ à 4 000€/mois (2-3 passages par semaine)
  • Supplément nocturne/thermique : +30 à 50%

À titre de comparaison, un service de gardiennage traditionnel coûte généralement entre 3 000€ et 5 000€ par mois pour une surveillance 24h/24. Le drone représente donc une économie de 40 à 60% dans beaucoup de cas.

Ce qu'il faut savoir sur la réglementation

C'est là que ça se complique un peu. La surveillance par drone est strictement encadrée en France, et il y a plusieurs règles à respecter :

Le pilote doit être certifié. Il lui faut un certificat théorique DGAC et une déclaration d'exploitant UAS. Demandez toujours ces documents avant de signer quoi que ce soit.

Vous ne pouvez filmer que votre propriété. Il est interdit de surveiller les espaces publics ou les terrains voisins sans autorisation. Le RGPD s'applique à toutes les images collectées.

Certaines zones nécessitent des autorisations. En ville ou près des aéroports, il faut des autorisations préfectorales. Un pilote pro s'en occupe généralement pour vous.

Les vols de nuit sont plus complexes. Ils nécessitent des autorisations supplémentaires et un équipement spécifique (feux de position, caméra thermique).

Important : Faire voler un drone sans les certifications requises expose à des amendes allant de 15 000€ à 75 000€. Passez toujours par un professionnel.

Drone vs gardiennage : le comparatif

Voici un comparatif honnête des deux solutions :

En termes de coût, le drone est nettement moins cher (1 500€ à 4 000€/mois contre 3 000€ à 8 000€ pour un gardien).

Pour la surface couverte, le drone n'a pas de limite réelle (10+ hectares facilement), alors qu'un agent à pied est limité à un rayon de quelques centaines de mètres.

La vision nocturne est bien meilleure avec une caméra thermique qu'avec une lampe torche.

En revanche, le drone ne peut pas intervenir physiquement en cas de problème. Pour les sites très sensibles, la combinaison drone + agent reste la meilleure option.

Comment choisir son prestataire

Avant de signer, vérifiez ces points :

  • Le numéro d'exploitant UAS (format FR.xxx) – vérifiable sur le site de la DGAC
  • Une attestation d'assurance RC Pro valide
  • Des références sur des missions similaires
  • L'équipement adapté (notamment la caméra thermique pour le nocturne)
  • Un engagement clair sur les livrables (rapports, fréquence, formats)

Questions fréquentes

Peut-on surveiller son terrain avec son propre drone ?
Techniquement oui, mais il faut respecter la réglementation : ne pas survoler les voisins, rester sous 120m de hauteur, et ne pas diffuser les images. Pour un usage régulier, mieux vaut passer par un pro.

Est-ce vraiment efficace contre les vols ?
Oui. Le simple fait qu'un drone patrouille régulièrement a un effet dissuasif majeur. Les chantiers équipés constatent généralement une réduction de 80% des intrusions.

Les images sont-elles recevables en justice ?
Oui, à condition que la collecte respecte le RGPD et la réglementation. Les images horodatées et géolocalisées constituent des preuves valides.


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